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Aéronautique: Entretien avec Vincent Caro, Président de Safran Nacelles

Propos recueillis par Zin El Abidine TAIMOURI

Vincent Caro, Président de Safran Nacelles, a livré un entretien à la MAP, en marge de l’inauguration de l’extension de Safran Nacelles Morocco, dans lequel il revient sur l’activité stratégique dans le Royaume du géant industriel et technologique, spécialisé dans les domaines de l’aéronautique, de l’espace et de la défense.

1 – Quel regard portez-vous sur l’industrie aéronautique au Maroc ?

L’industrie aéronautique au Maroc se porte très bien. Elle a certes été impactée par la crise sanitaire comme toutes les industries mondiales, mais elle sait exploiter le rebond qui se présente actuellement.

L’industrie aéronautique marocaine s’est modernisée et développée pour intégrer toujours plus de valeur ajoutée dans ses processus. Nous pouvons dire que c’est une industrie porteuse de beaucoup de promesses aujourd’hui.

2 – Quelle place pour le Maroc dans la stratégie de Safran Nacelles ?

Le Maroc est un site d’excellence et sera le berceau pour tous les développements de nouveaux produits en complémentarité de la France.

Les deux pays travaillent étroitement ensemble. Aujourd’hui, lorsqu’on signe un nouveau contrat, le site de Safran Nacelles Morocco fait partie intégrante du schéma industriel défini pour le nouveau programme avion obtenu.

Il s’agit d’une réelle transformation qui s’opère actuellement.

3 – Quel est le taux d’intégration de l’industrie marocaine dans la chaîne de valeur ?

La part d’intégration du Maroc dans la chaîne de valeur dépend d’un programme à l’autre mais globalement nous pouvons considérer qu’elle se situe entre 30 à 40% de nos propres achats effectués auprès de sociétés marocaines.

Nous travaillons avec nos partenaires marocains pour développer ce taux d’intégration avec l’assimilation de nouvelles machines, de technologies et de compétences.

Cela rejoint également notre objectif de réduire les cycles et d’améliorer la logistique mais aussi de diminuer notre empreinte carbone car ces flux sont plus courts et donc réduisent les coûts de transport.

4 – Comment évaluez-vous la qualité des ressources humaines au Maroc ?

Les ressources humaines marocaines opérant dans le domaine de l’industrie aéronautique sont excellentes.

Nous avons surtout l’avantage, sur notre site de Nouaceur, de bénéficier de l’Institut des Métiers de l’Aéronautique (IMA) qui nous aide énormément et avec lequel nous définissons les formations spécifiques en fonction des besoins.

75% de nos opérateurs sont diplômés de l’IMA et nous obtenons d’eux de très bons résultats. Nous développons également des partenariats avec les universités et les écoles d’ingénieurs les plus renommées au Maroc pour acquérir les meilleures compétences.

Le système global d’éducation et de formation aux métiers de l’aéronautique fonctionne très bien au Maroc.

5 – Après 20 ans d’activité, quelles sont les ambitions marocaines de Safran ?

Notre ambition est de continuer d’innover, de développer et d’intégrer davantage de valeur ajoutée.

Nous comptons sur nos sites stratégiques au Maroc pour que Safran maintienne sa position de leader mondial et devienne plus fort.

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