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Afrique: une croissance plus modérée prévue en 2022 (Ecofin)

Casablanca – L’Afrique devrait enregistrer une croissance « plus modérée » au titre de l’année 2022, a estimé, Idriss Linge, Rédacteur en chef de l’Agence Ecofin.

Les perspectives de croissance dépendront de l’évolution de la pandémie de Covid-19 et de l’impact des changements climatiques, a expliqué M. Linge, qui était l’invité de l’émission Co-Émergence de Medi1.

Et d’ajouter que ces perspectives sont tributaires également de « la capacité des politiques publiques locales à pouvoir mettre en place des mesures qui iront au-delà de la résilience, et vont véritablement faire redémarrer la machine de production africaine ».

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) pourrait aussi booster les performances au niveau de l’Afrique et donner un nouvel élan en termes d’opportunités, a relevé M. Linge.

Les effets de la pandémie conjugués à la hausse des prix des matières premières importées, les services et le transport à l’international ont créé un effet d’inflation qui impacte la croissance et la création de la valeur ajoutée, a-t-il fait remarquer.

Par ailleurs, l’expert a souligné l’importance de tenir compte des effets des changements climatiques, eu égard à leur impact sur le cycle agricole et sur la productivité du secteur qui pèse en Afrique, en matière de création d’emploi et de valeur ajoutée.

Évoquant les secteurs porteurs, M. Linge a mis en avant le poids de la finance, vu le besoin important en capitaux pour investir dans les outils de production.

L’agriculture figure également parmi ces secteurs porteurs, a-t-il ajouté, déplorant la faiblesse de la production agricole sur le continent qui ne permet pas de satisfaire les besoins internes et d’assurer l’export vers des marchés extérieurs.

L’investissement public, notamment, dans l’infrastructure constitue aussi un secteur vital pour le continent, a-t-il fait remarquer, ajoutant que la ZLECAF devrait déclencher un vaste mouvement de construction d’infrastructure de transport et de télécommunications, ce qui implique également, une montée en force du secteur de l’énergie. Et de conclure que « tous les secteurs en Afrique sont des secteurs porteurs, car ils sont tous sous développés et sous-capitalisés ».

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