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Commerce frontalier en Afrique: Nécessité d’une stratégie de « transformation digitale » (DG de PortNet)

Casablanca – Le directeur général de PortNet, Youssef Ahouzi, a souligné, vendredi à Casablanca, la nécessité de mettre en place une stratégie de transformation digitale notamment dans le commerce frontalier à l’échelle du continent africain.

« Cette stratégie de transformation digitale sera à même de faciliter la mise en œuvre de la zone de libre échange africaine +ZLECAf+ », a relevé M. Ahouzi qui intervenait lors des « Rencontres digitales » de PortNet placées sous la thématique « La digitalisation pour une Afrique connectée et intégrée ».

Il a dans ce contexte, mis en lumière le rôle de la digitalisation dans la croissance et le développement du continent et les différents projets et chantiers menés pour accélérer son intégration, sa connectivité et sa transformation digitale ainsi que les avancées en termes d’interopérabilité, de plateformes et de hub d’échange régionaux et de facilitation du commerce et des procédures au niveau régional et continental.

Selon M. Ahouzi, la coopération Sud-Sud est au cœur de la politique étrangère marocaine, mais aussi au cœur des diverses stratégies de PortNet. « La dynamique des économies africaines, a-t-il dit, s’inscrit aujourd’hui dans une feuille de route autour des notions de développement durable, de solidarité sud-sud renforcée et de fortes dimensions humaines et sociales ».

S’agissant de la simplification des formalités et procédures et d’accélération de la transformation digitale africaine, poursuit M. Ahouzi, le Maroc, à travers son Guichet Unique National Portnet et en tant que membre fondateur de l’Alliance Africaine pour le Commerce Électronique, est au cœur de cette dynamique.

Pour sa part, le directeur général de l’Agence de développement digital (ADD), Mohamed Idrissi Meliani, a fait savoir que la digitalisation et le recours à l’utilisation des nouvelles technologies, des données et de l’interconnexion numériques pour transformer les activités existantes ou en créer de nouvelles est en bonne voie dans plusieurs pays africains, notant que le continent a en effet enregistré « de belles expériences » et dispose ainsi d’écosystèmes « dynamiques et performants ».

La révolution des services de paiement mobile, a-t-il poursuivi, en est un exemple bien connu, précisant qu’avec 300 millions de comptes, chiffre le plus élevé au monde, les services de paiement mobile ont commencé à transformer les marchés de l’emploi africains, à élargir l’accès aux services financiers aux populations non bancarisées et à ouvrir l’accès à des modèles commerciaux innovants aux petites et moyennes entreprises (PME) locales.

Il a, par ailleurs, affirmé que le secteur africain des télécommunications, qui est au cœur de la transformation digitale et de l’inclusion sociale, a affiché une croissance robuste en termes de nombre d’abonnés, de chiffre d’affaires et de dépenses d’investissement, soit plus de 500 entreprises africaines qui proposent des innovations technologiques dans le domaine des services financiers, ce qui est « respectable ».

Dans la même veine, Tariq Maaouni, directeur de l’Organisation et des Systèmes d’Information à l’Agence Nationale des Ports (ANP), a relevé que depuis quelques années, la transformation digitale du commerce international s’est accélérée par la création de plusieurs initiatives à l’échelle nationale, régionale et internationale visant l’intégration et l’interopérabilité des différents acteurs de la chaîne de valeur du commerce transfrontalier.

Il a, à cet effet, souligné que la pandémie a accéléré la mise œuvre de ces initiatives, précisant que devant celle-ci, l’Afrique doit aujourd’hui prendre les devants pour ne pas risquer un décrochage numérique qui lui serait préjudiciable dans ce domaine.

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