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Covid-19/entreprise: Le « consommer local », un soutien de taille

Casablanca – Insuffler de nouvelles façons de consommation qui favorisent les produits « Made in Morocco » pourrait apporter une bouffée d’oxygène au tissu économique national, en proie actuellement à une crise inédite précipitée par le Covid-19, ont souligné, jeudi, des participants à un Webinar initié par la Chambre de commerce britannique au Maroc.

L’émergence d’un tel comportement requiert la conception d’un label « Made in Morocco » qui s’inscrit dans une logique contractuelle entre les entreprises et les consommateurs, pour assurer le juste équilibre entre le patriotisme économique et culturel et la logique du commerce équitable, ont-ils insisté lors de cette rencontre virtuelle sur le thème « Impact du Covid-19: prévisions, accompagnement et stratégies de relance ».

S’exprimant à cette occasion, le vice-Président de la Confédération générale des entreprises au Maroc (CGEM), Hakim Marrakchi, a indiqué que le Patronat participe activement à la réflexion en cours sur les moyens à même de venir à bout de la crise actuelle, par le biais de ses fédérations sectorielles qui envisagent, entre autres, un label « Made in Morocco » pour réconcilier les consommateurs marocains avec le produit local.

Il s’agit d’encourager la valeur ajoutée nationale en ces temps difficiles et de soutenir plusieurs secteurs mis en difficulté par la pandémie, à l’instar de l’industrie touristique qui pourrait largement bénéficier de la demande locale pour compenser la baisse des flux issus des principaux marché émetteurs, a-t-il expliqué.

M. Marrakchi a à cet égard mis en garde contre un risque de « contamination des entreprises saines par la crise », comme résultat direct de l’arrêt d’activité de leurs clients, notant que la sortie de crise ne sera pas rapide vu les liens étroits de l’économie nationale avec l’Europe occidentale qui subit à son tour les conséquences néfastes de la pandémie.

Pour sa part, l’universitaire et chercheur en sciences sociales, Rachid Achachi, a souligné que le label « Made in Morocco » devrait assurer les clients quant au respect des entreprises de leurs engagements, particulièrement, sur le plans environnemental et social où une politique salariale préservant la dignité des travailleurs doit avoir lieu.

Par ailleurs, il a relevé la nécessité de rompre avec les paradigmes dominants du passé pour impulser un modèle de développement économique à même d’éviter l’implosion de la demande solvable et de la capacité productive. « Si on veut vraiment doter le Maroc des moyens d’aider les ménages et le tissu économique, il faut réviser un nombre de structure et paradigmes », a-t-il dit.

Dans le cas du Maroc, il a évoqué le besoin d’une légère dose d’inflation pour amener l’épargne dormante à être investie, notant qu’il ne faut pas compter sur les banques comme un instrument magique pour relancer l’économie, car elles ne sont qu’un élément complémentaire d’un arsenal plus large.

M. Achachi propose, en outre, de créer un canal de financement entre la Banque centrale et le trésor avec une interface indépendante entre les deux parties dont la mission sera de juger la nature productive ou non des besoins de financement exprimés, faisant observer que la mission d’une banque centrale ne consiste pas uniquement à veiller à la stabilité des prix, elle porte également sur le financement du développement.

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