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Démocratiser l’accès à l’énergie passe par l’exploitation des sources disponibles

Ifrane – Les participants à une rencontre sur l’indépendance et l’efficacité énergétique en Afrique, organisée vendredi dans le cadre du 3-ème Forum d’Ifrane (29-30 novembre), ont souligné la nécessité de la démocratisation de l’accès à l’énergie, laquelle passe nécessairement par l’exploitation de toutes les sources disponibles.

La rencontre tenue sous le thème ‘’Indépendance et efficacité énergétique en Afrique, exploiter le potentiel infini du continent’’ a pointé un certain nombre de difficultés entravant l’investissement dans le secteur de l’énergie en Afrique, dont l’absence d’un cadre juridique en la matière dans certains pays, le monopole des Etats, le coût exorbitant de l’exploitation pour les professionnels et les arriérés de paiement des factures.

Après avoir souligné que les plus grandes infrastructures énergétiques et électriques devraient être construites à l’avenir dans les pays émergents, les intervenants, dont des entrepreneurs et des chefs d’établissements publics, ont mis l’accent sur les expériences réussies dans le continent. Ils ont cité dans ce cadre les cas du Maroc, de l’Angola, de la Tunisie et de l’Afrique du sud.

Ils ont recommandé, à cet effet, d’œuvrer à attirer des investissements innovants en matière d’efficacité énergétique, assurer l’autonomisation de la production de l’énergie, réduire les coûts de l’exploitation et la consommation de l’électricité, mettre en place des législations adaptées pour encourager l’investissement et développer les Partenariats Public-Privé (PPP) pour optimiser les coûts et faciliter l’accès à l’énergie.

Selon l’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA), le continent africain a du potentiel en matière d’énergies renouvelables. Alors qu’en 2013, les énergies vertes (éolien, solaire, hydroélectricité, biomasse, etc…) ne couvraient que 5pc des besoins énergétiques de l’Afrique, elles pourraient atteindre 22pc d’ici à 2030, selon son rapport ‘’Africa 2030’’, qui se veut une ‘’feuille de route’’ pour la transition énergétique en Afrique.

L’énergie solaire peut être développée sur tout le continent. La biomasse et l’hydraulique représentent un potentiel plus important dans les régions centrales et méridionales, détaille l’IRENA, estimant que l’éolien est prometteur surtout dans le nord, l’est et le sud, tandis que la Vallée du grand rift a un important potentiel géothermique.

Quelque 200 intervenants d’Afrique et d’ailleurs, de différents horizons partagent, lors de ce forum, placé sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, leurs idées et expériences et tentent d’esquisser les contours d’un modèle de coopération économique intra-africain pour une croissance respectueuse du développement durable.

Dans la continuité des travaux amorcés lors des deux premières éditions, trois évènements parallèles sont prévus cette année. Il s’agit de ‘’Femmes dans l’économie africaine, mesurer l’impact et changer les paradigmes’’, ‘’Start-up africaines, se connecter pour collaborer et co-créer’’ et ‘’investissements étrangers en Afrique, construire des partenariats gagnant–gagnant’’.

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