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Généralisation de la couverture sociale, à initier rapidement

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Casablanca- La généralisation de la couverture sociale, constitue un chantier structurant, stratégique et vital, à initier le plus rapidement possible, a souligné Mehdi El Fakir, économiste spécialisé dans l’évaluation des politiques publiques.

Avec la détérioration de la situation sociétale avec le spectre du vieillissement et la complexité des diverses pathologies et maladies existantes, il est impératif d’activer les différentes dispositions relatives à ce chantier le plus rapidement possible, a souligné M. El Fakir dans une déclaration à la MAP, en réaction à la note de présentation relative au projet de loi de Finances 2021.

C’est une question susceptible de devenir une question d’ordre général, d’autant plus que SM le Roi Mohammed VI a insisté sur la nécessité d’ériger ce sujet en une prioritaire nationale, notamment avec la mise en place d’une instance collective de réflexion et de pilotage à même de superviser les différents régimes de protection sociale », a-t-il fait observer.

M. El Fakir, a en outre, fait remarquer que la possibilité de construire ou d’élargir le régime actuel, basé sur la solidarité intergénérationnelle, risque d’être une erreur stratégique, dans la mesure où c’est un régime peu fiable et déficitaire, dès lors que les paramètres démographiques changent.

« Aujourd’hui le coût de la prise en charge est élevé et le nombre de cotisants actifs est de moins en moins suffisant. Donc quand les cotisants ne sont plus en mesure de supporter la pression, il faut soit augmenter la cotisation, soit augmenter la date de départ à la retraite ou encore limiter l’accès aux soins médicaux, ce qui n’est absolument pas l’objectif de tout système qui se doit d’être efficace », a-t-il soutenu.

Pour le faire, a-t-il poursuivi, il est nécessaire de suivre un régime par capitalisation, soit un système d’épargne pragmatique, basé sur l’autofinancement et qui permettra certainement à l’Etat de réaliser ses objectifs escomptés.

Il a, en outre, fait savoir qu’au vu de l’impact socio-économique escompté de la mise à niveau de ce dispositif et sa contribution incontestable à l’amélioration des conditions de vie des citoyens, il est impératif de leur expliquer que la généralisation est avant tout une contribution et non une aide et que le gouvernement sera à même d’intervenir sous forme d’aide directe, une fois la situation obligera.

« Il est important de distinguer les citoyens qui méritent d’êtres soutenus, des citoyens aptes à contribuer. Si les choses sont menées de cette façon, tout sera dans les normes d’ici 2022, sinon on risquera de faire une généralisation quantitative qui ne peut être réalisée sur le plan qualitatif » a-t-il soutenu, rappelant à cet égard, les Directives Royales Claires, contenues dans le Discours du Trône du 29 juillet 2020, selon lesquelles cette généralisation doit devenir un levier essentiel d’insertion du secteur informel dans le tissu économique national.

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