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L’amélioration des pratiques d’aménagement du littoral, élément clé pour concilier développement économique et préservation des écosystèmes côtiers (panélistes)

L’amélioration des pratiques d’aménagement du littoral constitue un élément clé pour concilier le développement économique et la préservation des écosystèmes côtiers, ont affirmé, mercredi à Casablanca, des participants à un panel tenu dans le cadre de la 3ème édition du Forum International de l’industrie halieutique au Maroc.

Ces pratiques comprennent une planification intégrée, impliquant toutes les parties prenantes, la gestion des zones côtières pour harmoniser les usages, la restauration des habitats côtiers, la promotion du tourisme durable et la surveillance environnementale pour évaluer les impacts et ajuster les politiques en conséquence, ont expliqué les intervenants à cette rencontre organisée sous le thème “L’aquaculture marine, l’environnement et l’aménagement du littoral”.

Les discussions ont également porté sur l’importance d’une approche durable de l’aquaculture, tenant compte des impacts environnementaux et sociaux, ainsi que des pratiques de gestion appropriées pour garantir la santé des écosystèmes marins.

S’exprimant à cette occasion, le Chef du département d’ingénierie des projets aquacoles à l’Agence Nationale pour le Développement de l’Aquaculture (ANDA), Abdelkadouss Morchid, a affirmé que l’aquaculture est indéniablement le secteur de production alimentaire à la croissance la plus rapide, et à mesure que la demande mondiale de poisson augmente, il est devenu évident que toute augmentation future de la consommation devra provenir de l’aquaculture.

M. Morchid a, toutefois, noté que malgré son potentiel, le développement durable de l’aquaculture peut être entravé par plusieurs défis, dont l’identification d’indicateurs communs pour évaluer le développement durable de l’aquaculture.

Parmi ces indicateurs, a-t-il poursuivi, figure l’empreinte carbone, un indicateur qui vise à mesurer l’impact environnemental d’une activité, en se concentrant particulièrement sur les émissions de gaz à effet de serre associées à cette activité.

En plus de l’empreinte carbone, d’autres facteurs tels que l’utilisation des espaces et de l’eau ainsi que la gestion des aliments à base de poissons sont également cruciaux, a indiqué M. Morchid, ajoutant que ces aspects jouent un rôle essentiel dans la durabilité globale de l’aquaculture et par conséquent, il est impératif de trouver des moyens de minimiser l’impact de l’aquaculture sur l’environnement tout en garantissant une production alimentaire adéquate pour répondre aux besoins croissants de la population mondiale.

De son côté, le président de l’Association Marocaine de l’Aquaculture (AMA), Mohamed Ali Eddadi, a souligné que l’aquaculture est en plein essor au Maroc, offrant de nouvelles opportunités économiques, estimant que pour assurer sa durabilité, il est crucial de relever le défi environnemental en garantissant un environnement propre et préservé.

Pour ce faire, a enchaîné M. Eddadi, la sensibilisation à l’importance de l’aquaculture et son potentiel en termes de sécurité alimentaire, de création d’emplois de réduction de la pression sur les ressources marines et de remplacement progressif de la pêche maritime traditionnelle sont des éléments essentiels.

Pour sa part, Mohamed Salah Ben Romdhane, sous-directeur de l’Aquaculture en Tunisie, a mis en avant la faible intégration et la dépendance aux importations, expliquant que malgré une capacité de production nationale de près de 90.000 tonnes par an, seulement un tiers de cette capacité est exploitée, avec une importation représentant plus de 30% du marché.

Les importations de poissons et d’alevins restent des défis majeurs pour l’industrie aquacole tunisienne, alors que la demande dépasse largement l’offre locale, et en outre, l’importation d’artémies, essentielles pour l’alimentation des larves de poissons, demeure un point faible, malgré la présence de sites locaux exploitables, a-t-il relevé, insistant sur la nécessité de soutenir la production aquacole dans toute la région et l’importance des analyses approfondies des écosystèmes marins.

Organisé par la Fédération Nationale des Industries de Transformation et de Valorisation des Produits de la Pêche (FENIP) en partenariat avec le Swiss Import Promotion Program (SIPPO) et la Commission Générale de la Pêche en Méditerranée (CGPM), cet événement vise à réunir non seulement des représentants gouvernementaux et des chercheurs du secteur privé, mais aussi des entreprises et des partenaires internationaux.

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