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Le PLFR, un impératif pour le plan de relance

Rabat – Le projet de Loi de Finances rectificative (PLFR) est un impératif pour le déclenchement du plan de relance, dans le sens où il est primordial d’arrêter les allocations budgétaires nécessaires à chaque axe de ce plan, a souligné l’universitaire Omar Hniche.

Le PLFR tient compte des répercussions du Covid-19 sur l’économie nationale, a affirmé dans une déclaration à la MAP, M. Hniche, vice-président de l’Université Mohammed V de Rabat, chargé des affaires académiques et estudiantines, notant que cette pandémie a asséné un coup dur à l’évolution de l’économie et plongé la majorité des secteurs d’activités dans une paralysie.

L’universitaire a, à cet égard, estimé que les crédits ouverts lors de « la loi de finances initiale sont en partie obsolètes et ne sont plus à même de répondre aux déséquilibres provoqués par l’impact socio-économique du Covid19 », ajoutant que la mise à jour des hypothèses qui ont servi à l’élaboration de la loi de finances initiale devient une nécessité cruciale.

Les nouveaux paramètres pris en considération dans la préparation du PLFR concernent notamment, la récession avec un repli du PIB (hypothèse de recul de 5%), les effets de la sécheresse agricole avec une révision des estimations de la récolte céréalière (moins de 70 quintaux prévus initialement) et la baisse de la demande intérieure, a-t-il expliqué.

Il s’agit également de la récession de l’économie mondiale qui affecte les activités orientées vers l’extérieur, les prévisions de recettes qui devraient subir, pour la partie fiscale, une baisse importante (chute des recette liées à la fiscalité immobilière, à l’IR sur salaires suite aux pertes d’emploi, à la TVA, à la fiscalité des activités touristiques, etc.), l’effondrement du prix du baril du pétrole (l’hypothèse de 60 dollars le baril n’est plus d’actualité) et le repli des réserves de change, a-t-il poursuivi.

M. Hniche, également directeur du Centre interdisciplinaire de recherche en performance et compétitivité (CIRPEC), a relevé que les orientations majeures du PLFR, visent à apporter les réponses techniques et financières au plan de relance de notre économie.

Ce PLF, a-t-il-dit, incarne le rôle primordial de certains secteurs notamment la santé, la formation, la recherche scientifique et la transformation digitale, en plaçant ces secteurs dans les priorités des stratégies et des politiques publiques.

De même, ce projet est axé sur une politique de relance budgétaire, pour protéger les fleurons de notre économie et relancer la machine économique, en prévoyant un déficit public de l’ordre de 7,5%, tout en tenant compte des précautions indispensables à la viabilité à long terme de la dette publique, a-t-il ajouté.

En somme, toutes les orientations de ce projet visent essentiellement à surmonter rapidement les effets de la pandémie de Covid-19 sur les plans économique et social, a-t-il fait observer. « Reste à voir comment finaliser cette loi de finances rectificative indépendamment des prévisions du projet de loi des finances de 2021, puisque d’habitude les mois de juin et de juillet sont généralement réservés à la conception de la note de cadrage des principales orientations de l’année budgétaire à venir », a relevé M. Hniche.

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