À LA UNE

L’économie marocaine, une résilience à toute épreuve

Par Salma El Badaoui.

Casablanca – Le Maroc, sous la conduite éclairée et proactive de SM le Roi Mohammed VI, a fait preuve d’une forte résilience économique face à la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19) et ce, grâce aux stratégies sectorielles mises en place et aux différentes initiatives prises en faveur du tissu économique national.

La vision stratégique définie par le Souverain a en effet permis au Maroc de réaliser une croissance soutenue dans différents secteurs d’activité (agriculture, automobile, …) qui ont pu résister aux répercussions de la crise sanitaire et réussi à amorcer la reprise, à la faveur de programmes et d’actions concrètes visant à relancer l’économie marocaine.

Le programme intégré d’appui et de financement des entreprises « Intelaka », lancé en exécution des Hautes Orientations Royales concernant la facilitation de l’accès des entreprises au financement, a ainsi bénéficié à plusieurs entreprises notamment les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) à travers le Royaume en termes de financement mais aussi d’accompagnement dans la réalisation de projets dans différents secteurs.

Un programme qui a pour objectif d’offrir une nouvelle génération de produits de garantie et de financement à destination des très petites entreprises (TPE), des jeunes porteurs de projet, du monde rural, du secteur informel et des entreprises exportatrices. Le but étant de lancer une nouvelle dynamique de rupture à même d’encourager l’entrepreneuriat afin de favoriser l’insertion socio-économique des jeunes, notamment dans le monde rural.

Dans le même sillage et pour juguler les répercussions de la crise sanitaire, un plan de relance synonyme d’une mobilisation tous azimuts a été mis en place pour relancer l’économie. Plusieurs engagements ont été pris pour retrouver le chemin de la croissance et de la confiance.

Cette feuille de route qui a pris en considération toute la période critique qu’a traversée l’économie mondiale et nationale dans le contexte du covid-19, a donné un nouveau souffle aux opérateurs économiques.

De même, la nouvelle stratégie agricole « Génération Green 2020-2030 », qui a propulsé un changement de cap stratégique pour permettre à quelque 400.000 familles d’intégrer la classe moyenne agricole à l’horizon 2030 et confirmer la place de quelque 690.000 foyers au sein de cette classe, a été élaborée.

Cette stratégie ambitieuse est porteuse d’une nouvelle génération de mécanismes d’accompagnement pour professionnaliser l’Agriculture, via la réforme du conseil agricole, la généralisation des services agricoles digitaux et la promotion de projets d’agriculture solidaire de nouvelle génération.

« Le Maroc a fait montre non seulement d’une résilience face à la crise sanitaire mais aussi d’une convergence de stratégies et de conjoncture et surtout d’une reprise en lettre U tout le long des quinze derniers mois », a affirmé Abdelghani Youmni, économiste et spécialiste des politiques publiques.

Au-delà de la résilience, le Royaume a adopté des stratégies parfaitement étudiées pour faire face à cette situation inédite, a-t-il dit dans une déclaration à la MAP.

« Confiné, le Maroc a fait appel à la solidarité nationale via le Fonds spécial pour la gestion du covid-19 pour créer un filet social de circonstance, ouvert progressivement son économie, protégé ses secteurs vitaux, développé sa souveraineté alimentaire puis réinventé un modèle ingénieux de substitut à l’importation pour produire localement et démarrer la transformation graduelle de son modèle de développement », a indiqué l’économiste.

D’après lui, la renaissance de l’économie passe nécessairement par une vaccination généralisée et une protection collective pour sauver les prérequis des vingt années de réformes, d’infrastructures et de volontarisme pour édifier une économie émergente prospère et tournée vers l’avenir.

Grâce à une gestion exemplaire, le Maroc a pu en l’espace de quelques mois vacciner plus de 11 millions de citoyens (1ère dose). Un résultat qui suscite l’admiration de la communauté internationale.

Evoquant les secteurs distingués durant cette période de crise, l’économiste a souligné que parmi les secteurs qui ont profité pleinement de la crise, celui de l’agroalimentaire qui compte plus de 21.000 entreprises, 161.671 salariés pour un chiffre d’affaires de 161 milliards de dirhams (MMDH), soit 24 % du chiffre d’affaires industriel et 7,45% du PIB.

Ce secteur, a-t-il soutenu, a joué un rôle exceptionnel pour permettre aux Marocains d’évaluer leur souveraineté alimentaire et de vérifier qu’elle est quasiment totale et robuste. La crise du Covid-19 a été particulièrement favorable à l’industrie pharmaceutique, aux laboratoires, aux équipementiers de la santé et au secteur médical privé.

De par sa forte résilience face au choc pandémique, outre les avantages concurrentiels dont il jouit, son positionnement géostratégique et sa stabilité politique, le Maroc est bien outillé pour aller de l’avant et saisir les opportunités qui se présentent et renforcer ainsi son positionnement dans les chaînes de valeur mondiales.

Voir aussi:

Trois questions à l’économiste Mohamed Akaaboune

Hassnaa EL AKKANI

Plans d’aménagement des ports: Adoption d’un projet de décret

Hassnaa EL AKKANI

Lancement du financement exclusif FCA Capital Maroc

Hicham Louraoui