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M. Mezouar incite les jeunes entrepreneurs africains à tirer profit des TIC

Rabat – Le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Salaheddine Mezouar a appelé, jeudi à Rabat, les jeunes entrepreneurs africains à faire de la technologie un allié au service de la réussite de leurs projets.

S’exprimant lors du lancement du 7-ème Camp i-Boot international (24-28 octobre), organisé sous le thème « L’Afrique à l’ère numérique: les jeunes rapprochent l’intégration physique grâce aux TIC », à l’initiative de l’Alliance des Jeunes pour le leadership et le développement en Afrique (YALDA), M. Mezouar a mis en exergue le rôle des outils technologiques et de la communication en tant qu’accélérateurs qui peuvent faire connaître le produit à travers les continents en quelques clics seulement.

Il a souligné, à ce propos, l’importance de l’apport du digital en matière de volume d’informations et d’instantanéité, notamment pour les entrepreneurs ayant besoin d’outils de communication pour faire connaître et distribuer leur produit.

Relevant que la plupart des jeunes hésitent à créer et développer leurs activités sur le continent africain, notamment en raison d’une infrastructure faible et non-développée, la mauvaise connectivité, la taille du marché et le problème de financement, il a affirmé que l’Afrique demeure le continent que « tous les financiers du monde voient comme un espace où la croissance est certaine et sont friands d’accompagner les entrepreneurs, dont les capacités et les idées correspondent à un véritable besoin ».

« L’Afrique étant un vaste continent, il n’y a pas une Afrique, mais des Afriques, et donc la manière de faire du business et les facteurs susceptibles de contribuer à son succès varient d’un pays à l’autre », a expliqué M. Mezouar lors de cette manifestation, organisée en collaboration avec la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l’Université Mohammed V de Rabat, la Commission économique pour l’Afrique des Nations-Unies (CEA) et autres partenaires socio-économiques telle que la CGEM.

De son côté, le président par intérim de l’Université Mohammed V de Rabat, M. Abdelhanine Belhaj a souligné la nécessité d’investir dans les compétences numériques, afin de libérer le potentiel des jeunes au niveau africain pour qu’ils aient accès à de nouveaux emplois contribuant davantage au développement du continent.

Il a affirmé que l’Université s’est engagée à promouvoir les compétences numériques dans le système d’éducation et de formation et à favoriser et mettre en œuvre des politiques appropriées, afin de préparer les étudiants marocains aux emplois de l’avenir, compte tenu de l’importance de ces compétences en tant que nouveau lien fondamental entre l’éducation et l’emploi.

« Consciente de la nécessité de procéder à un grand changement, afin de s’impliquer davantage dans l’accompagnement régulier des étudiants et d’assurer leur employabilité, l’Université a adopté depuis plusieurs décennies une stratégie visant à développer chez les étudiants les compétences requises par le marché de l’emploi, à travers l’innovation pédagogique, le recours au numérique dans les offres de formation et la création de structures numériques pour le développement de la pratique des TIC, entre autres », a-t-il souligné.

Pour sa part, la directrice du bureau sous-régional Afrique du Nord de la CEA, Lilia Hachem Naas a noté que l’Afrique reste le continent le moins connecté, avec un taux de pénétration d’Internet de 18%, ajoutant que malgré le fait qu’une grande partie de la population n’a pas accès aux infrastructures de base, telle que l’électricité pour pouvoir se connecter, le continent demeure une source de plusieurs innovations technologiques et connait l’émergence d’entreprises qui sont devenues leaders sur la place.

« Ces entreprises qui ont su dépasser les contraintes physiques et défis auxquels elles faisaient face, ont pu s’imposer sur leur marché et dans plusieurs pays africains du nord au sud, traversant les frontières grâce aux technologies de l’information et de la communication et en adoptant des solutions innovantes, telles que les paiements en monnaie digitale », a expliqué la responsable onusienne.

Dans une déclaration à la MAP, le vice-président de YALDA-Maroc, Khalid El Othmani a indiqué que le Camp i-Boot impliquera plus de 300 jeunes et les habilitera à construire des entreprises durables, numérisées et viables, de part et d’autre des frontières africaines, dans un marché compétitif caractérisé par la rapidité des échanges, favorisant ainsi la numérisation rapide.

Il a aussi précisé que les TIC constituent le moyen le plus sûr de pouvoir acquérir l’information, développer le réseautage et échanger les expériences, afin d’assurer un développement durable au niveau de l’Afrique.

Créée par un groupe d’étudiants de Harvard en septembre 2004, YALDA est une organisation internationale à but non lucratif, qui œuvre dans le développement futur de l’Afrique. Elle a, depuis, établi des branches dans dix-huit universités, avec environ 25 à 80 membres chacune.

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