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M. Sekkouri: Entreprendre en société, un enjeu de taille

L’action d’entreprendre en société constitue un enjeu de taille pour le futur de l’emploi, a souligné, mardi à Rabat, le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Younes Sekkouri.

S’exprimant à l’ouverture de la Conférence régionale pour l’Afrique du Nord, initiée par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et le ministère de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, sous le thème « le futur de l’emploi et le rôle de l’entreprenariat et des TPME », M. Sekkouri a affirmé que « l’action d’entreprendre doit être au service et en interaction avec l’Etat ».

« Entreprendre en société est aussi un acte individuel qui a tout son sens pour l’individu qui entreprend », a fait observer le ministre, relevant que l’entreprenariat s’impose comme un corridor majeur de possibilités et d’opportunités.

Le ministre a, dans ce sens, relevé que l’action d’entreprendre ne devrait plus être synonyme d’un acte de création d’entreprises et d’emplois, mais elle devrait être « encouragée autrement » par les pouvoirs publics.

Et de poursuivre: « Nous nous sommes rendus compte lors de la crise du Covid-19 que le poids des technologies de l’information était crucial et déterminant dans la résilience d’un certain nombre de secteurs d’entreprise », relevant que l’action rénovée de l’Etat était également au cœur de la relance.

Il a ainsi souligné l’intérêt de redéfinir les paradigmes et l’approche vis-à-vis de l’entreprenariat à même de challenger l’action et l’encadrement de l’Etat des différents acteurs et des nouveaux types de partenariats, nécessaires pour faire du Maroc une vraie génération d’entrepreneurs.

Cette génération d’entrepreneurs, a-t-il dit, est au cœur des modèles de transformation des pays, affirmant que le poids du capital immatériel est un élément de transformation des économies des Etats et des nations.

Et d’ajouter : »Nous sommes interpelés pour donner à nos jeunes un espace d’innovation, de création de richesse et un espace pour façonner l’économie de notre pays ».

De son côté, Nasreddine Nsibi, ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle de la Tunisie, a indiqué que les gouvernements et les autorités publiques doivent orienter et accompagner davantage les jeunes dans leurs projets entrepreneuriaux et leur assurer les moyens nécessaires pour un futur meilleur de l’emploi.

Il a à ce propos souligné l’impératif de simplifier les formalités et procédures pour lever les obstacles face aux jeunes entrepreneurs. « L’urgence rend nécessaire que notre action soit concrète, qu’elle soit réalisée sur le terrain, et que ces actions soient stratégiques », a-t-il dit à cet égard.

Le ministre tunisien a également appelé à la mise en place d’un maximum de formations pour les jeunes avant d’entamer l’action d’entreprenariat, leur permettant de mieux répondre à leurs besoins et d’entreprendre réellement dans des domaines « auxquels ils croient ».

L’objectif principal de cette conférence de haut niveau est d’offrir un espace pour faire le point sur les défis auxquels sont confrontés les travailleurs, les entrepreneurs et les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) au lendemain de la pandémie.

Cette rencontre de deux jours ambitionne également de définir une feuille de route générale pour accélérer la reprise en créant des opportunités d’investissement et d’entrepreneuriat.

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