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Revue de la presse économique hebdomadaire

Casablanca – La dynamique de création des entreprises, la prochaine réunion du Conseil de Bank Al Maghrib (BAM), la formalisation des agriculteurs et les défis de la gestion communale, sont parmi les principaux sujets qui retiennent l’attention de la presse économique, parue cette semaine.

Ainsi, « La Vie Eco » s’est focalisé sur la dynamique de création d’entreprises en 2021, relevant que l’immatriculation au registre du commerce, considérée comme l’acte de naissance de l’entreprise, affiche une dynamique positive avec 57.661 entreprises immatriculées à fin juin 2021, soit un taux d’évolution de 84% par rapport à la même période de 2020, selon les données de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC).

Cette évolution est attribuée aux créations de personnes morales qui ont enregistré une augmentation de 113%, précise l’hebdomadaire, notant que le stock des entreprises immatriculées au registre du commerce s’élève à plus de 1.643.000 entreprises.

La répartition par forme juridique des sociétés (personnes morales) immatriculées au registre du commerce durant les six premiers mois de 2021 montre la prédominance des sociétés à responsabilité limitée à associé unique (55,7%) et des sociétés à responsabilité limitée (43,8%), note le journal, faisant remarquer que la société anonyme (SA) ne représente que 0,3% du nombre total des sociétés créées.

Sur un autre registre, l’hebdomadaire braque les projecteurs sur la formalisation des agriculteurs, relevant que celle-ci figure parmi les défis majeurs du secteur agricole et agro-industriel.

Le projet « pro agro » mis en œuvre par l’Organisation internationale du travail (OIT) et la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement durable (Comader) va dans ce sens, en identifiant 3 filières principales, à savoir les fruits rouges, le maraîchage et les produits laitiers, souligne la publication.

« Le plan d’action consiste à identifier les métiers prioritaires et encourager le processus de formalisation, identifier les régimes fiscaux adéquats et élaborer une feuille de route impliquant tous les partenaires du secteur », explique Kamal Bennouna, directeur à la Comader, cité par le journal.

De son côté, « Finances News Hebdo » (FNH) a abordé le sujet de la réforme fiscale, relevant que la situation des finances publiques, fortement chahutées par la crise liée à la Covid-19, commande plus que jamais une profonde réforme de la fiscalité.

Ainsi, il incombe au futur gouvernement de porter les réformes urgentes, dont celles allant dans le sens d’une justice fiscale et de l’élargissement de l’assiette fiscale, souligne l’hebdomadaire, notant que cela signifie l’imposition du secteur informel et la réduction, voire la suppression des niches fiscales, une contribution plus significative des hauts revenus ainsi que l’augmentation de la pression fiscale des entreprises évoluant dans des secteurs faisant l’objet de monopole ou des branches d’activité caractérisées par la réglementation des prix.

Au sujet de la prochaine trimestrielle du Conseil de Bank Al Maghrib (BAM), FNH a estimé que « les opérateurs ne s’attendent pas à des décisions majeures ».

La Banque centrale dispose encore de marges confortables en matière d’inflation qui a atteint un niveau de 1% en glissement annuel, contre un objectif de 2% fixé par BAM, précise la publication, ajoutant que « ce sujet, en tête des préoccupations à l’international, ne s’est visiblement pas encore invité chez nous ».

Ce risque inflationniste écarté, la Banque centrale devrait poursuivre sa politique accommodante les mois à venir, matérialisée notamment par des taux bas et une réponse totale aux demandes de refinancement des banques.

« Challenge », pour sa part, a jeté la lumière sur l’alliance tripartite qui a pris les douze régions du Maroc et la grande majorité des municipalités.

« Nous sommes devant une configuration unique dans l’histoire de la construction démocratique. Une alliance va diriger l’exécutif, les régions et les communes, c’est une véritable mainmise sur tout l’investissement public », écrit « Challenge ».

Et d’ajouter que « c’est une bonne chose parce que cela facilite les relations entre le gouvernement et les pouvoirs locaux. Cette synergie peut nous offrir une plus grande cohérence entre les choix des instances élues et ceux de l’exécutif ».

Cette cohérence peut aussi aider l’exécutif dans le choix des grands travaux projetés, parce que les régions et les communes sont au fait des besoins des populations et peuvent assurer les remontées de manière fluide.

Sur un autre registre, « Challenge » s’est intéressé à la gestion communale et le besoin de nouvelles compétences au sein de la commune, qui est devenue « l’entité de proximité la plus importante ».

« Les communes disposent de ressources financières qu’elles ne dépensent pas malgré l’ampleur des besoins. Alors que les manques sont criants, la non-utilisation des ressources est liée à la carence de compétences en gestion et en planification », explique Challenge.

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