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Revue de la presse économique hebdomadaire

Casablanca – La situation du marché de l’immobilier, la reprise du secteur touristique, le bilan d’activités de la Cour des comptes et les effets de l’inflation des prix des intrants sur les entreprises sont parmi les principaux sujets qui retiennent l’attention de la presse économique hebdomadaire.

Ainsi, « la Vie Eco » s’attarde sur la situation du marché de l’immobilier, estimant que le marché est toujours en manque de vigueur. Pas de reprise vigoureuse, du moins sur le court terme et c’est pourquoi le marché semble plus ou moins unanime, explique le journal.

Pour les professionnels de l’immobilier, l’on ne devrait pas s’attendre à un bouleversement de tendance côté transactions, du moins sur le court terme, relève la publication, soulignant que depuis 2021, des prémices de reprise des transactions se font entrevoir, avec des tendances pas très linéaires, mais qui donnent espoir.

D’après les opérateurs, rapporte l’auteur de l’article, les acheteurs de logements sont de plus en plus tournés vers les achats réfléchis avec un haut niveau d’exigences e termes de rapport qualité/prix. Cela dit, le marché reste dérivé par les prix.

Sur un autre registre, l’hebdomadaire revient sur la reprise du secteur touristique, écrivant que les indicateurs du secteur plaident pour un redressement de la situation et que le taux de récupération est estimé inférieur de 40% par rapport à 2019.

La reprise effective est conditionnée par la levée de l’obligation de présenter un test PCR négatif à l’entrée au pays, selon le journal qui estime que tous les ingrédients sont présents pour une reprise effective du secteur.

De son côté, « Challenge » revient sur le bilan d’activités de la Cour des comptes (CC), faisant observer que la présentation de ce bilan pour les années 2019 et 2020, Zineb El Adaoui, présidente de la Cour, a parfaitement rempli sa mission prévue notamment par l’article 148 de la Constitution.

« C’est là aussi un rôle pédagogique fondamental au profit des parlementaires dans le développement de la culture démocratique au sens le plus large », écrit l’auteur de l’article.

Selon le magazine, les difficultés conjoncturelles ne devraient pas faire obstacle aux réformes structurelles, au contraire gouvernement et parlement devraient transformer les menaces en opportunités et les faiblesses en force.

Challenge s’arrête aussi sur l’avenir des métiers mondiaux du Maroc (MMM), faisant l’écho d’une récente étude publiée par l’Institut royal des études stratégiques (IRES).

Dans un contexte caractérisé par des évolutions et des ruptures technologiques majeures, l’IRES a publié cette étude sur l’avenir des MMM afin de questionner le positionnement choisi, de cerner les enjeux et de tracer les trajectoires qui se dessinent.

Selon le diagnostic établi par l’IRES, le secteur automobile est devenu le premier métier mondial du Maroc et réalise une remontée progressive de la chaine de valeur, écrit l’hebdomadaire.

« Trimestriels des sociétés cotées : L’inflation joue aux trouble-fêtes », titre « Finances News Hebdo » soulignant que les investisseurs scrutent les effets de l’inflation des prix des intrants sur les entreprises et leur capacité à la répercuter sur leurs marchés, alors que la saison des trimestriels bat son plein.

« Face à l’inflation, les business models des entreprises ne sont pas tous égaux. D’aucuns surfent sur la hausse des prix quand d’autres la subissent ou, au mieux, la répercutent légèrement. C’est dans ce contexte que s’ouvre la saison des résultats du premier trimestre 2022 », fait remarquer la publication.

Et d’ajouter que sur le marché obligataire, les gérants se disent préoccupés également par l’inflation.

Sous le titre « Obligations indexées sur l’inflation: Un «must» pour le marché financier marocain », FNH relève qu’une émission d’une obligation indexée sur l’inflation par le Trésor marocain marquerait une étape importante dans le développement du marché financier marocain.

« Elle permettrait de combler un vide en termes d’instruments financiers, avec une protection contre l’inflation », estime la publication.

Aussi, poursuit la même source, ce type d’instrument permettrait aux investisseurs de couvrir leur exposition au risque d’inflation sans réduire la duration de leur portefeuille.

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