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Benjelloun: La finance devrait être « pour tous »

Rabat – La finance devrait être « une Finance pour tous et pour la vie », a affirmé, jeudi à Rabat, le Président du Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM), Othman Benjelloun, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Epargne.

La finance doit être « pour tous » car tous les segments de la population sont concernés et, plus particulièrement, les jeunes et la frange la plus vulnérable de la population et « Une Finance pour la Vie », parce qu’il s’agit d’accompagner l’épargnant, quelle que soit l’importance de son épargne tout au long de son cycle de vie, a précisé M. Benjelloun dans une allocution prononcée à l’ouverture d’une conférence organisée en commémoration de cette Journée mondiale.

« Sa Majesté le Roi a, le 11 octobre dernier devant le Parlement, exhorté le Gouvernement, Bank Al Maghrib et le GPBM, à renforcer le dispositif de financement des entreprises et d’accès aux services financiers », a tenu à rappeler M. Benjelloun, notant qu’il s’agit d' »une invite, par excellence, à la mutualisation de la réflexion et des moyens ».

« L’Expérience de place qu’a représenté le développement du système national de paiement mobile grâce à une interopérabilité native parmi les Banques au Maroc, mérite d’être adaptée à la promotion de l’épargne par les canaux digitaux. L’émulation entre banques porterait alors davantage sur le Conseil, sur l’accompagnement, sur la touche humaine que la machine et la technologie ne pourront jamais égaler, quelle que soit leur sophistication », a estimé le Président.

« Nous continuerons d’être mobilisés afin que le secteur bancaire et le secteur financier en général, puissent continuer de représenter l’illustration vivante de la solidité d’infrastructures économiques et un modèle d’ouverture et de résilience », a-t-il assuré, rappelant que la communauté bancaire est totalement dévouée à la cause du progrès économique et social du Maroc.

Par ailleurs, le Président a relevé que l’inclusion financière, à laquelle la promotion de l’épargne digitale concourt, est un catalyseur du développement social et économique, notant que ses bénéfices sont protéiformes et rejaillissent aussi bien sur les pouvoirs publics, les opérateurs financiers et sur les entreprises que sur les populations.

« L’importance de la promotion de l’épargne comme outil de financement de l’investissement, comme action de création de richesses et d’emplois ainsi que de sécurisation vis-à-vis des aléas de la vie, n’est pas uniquement reflétée dans l’indicateur national du taux d’épargne qui, à 28% au Maroc, est l’un des plus élevés parmi les pays émergents. L’épargne est l’affaire de toutes les parties prenantes et donc pas seulement des pouvoirs publics ou des milieux financiers », a-t-il indiqué.

La thématique de l’Epargne et de sa promotion est, dans cette rencontre, opportunément abordée à travers le prisme caractéristique du 21ème siècle à savoir, le prisme novateur de la « digitalisation », a fait observer M. Benjelloun, soulignant cependant, l’impérieuse nécessité d’une réconciliation entre d’une part l’agilité et la flexibilité qui doit caractériser les politiques et pratiques d’accompagnement du phénomène de digitalisation et d’autre part, la vigilance, la rigueur, le contrôle de ses modalités et implications, en raison des potentiels abus dont peuvent être victimes les cibles de ces services financiers digitalisés.

Aussi, la thématique de la promotion de l’Epargne doit opportunément être abordée à travers le prisme qui complète le prisme technologique : celui de l’humain, de l’Education, en l’occurrence, de l’éducation financière, a-t-il encore ajouté.

Dans ce contexte, le secteur bancaire marocain est tout à fait solidaire de toute réflexion visant à structurer un dispositif de place de promotion de l’épargne à travers les outils digitaux, a affirmé M. Benjelloun, notant que le secteur bancaire est un puissant collecteur d’épargne, que ce soit à travers ses réseaux d’agences physiques ou ses canaux virtuels au Maroc, en Europe ou en Afrique Subsaharienne, mais aussi collecteur majeur d’épargne pour le compte des compagnies d’Assurance.

« Notre autre conviction est que les problématiques économiques et sociétales majeures ont davantage de chance d’être adressées efficacement et durablement quand elles engagent un Partenariat Public Privé, quand elles associent à la démarche, les parties prenantes de bonne volonté, désireuses de voir notre pays franchir des étapes supplémentaires en termes d’inclusion financière », a souligné M. Benjelloun.

Organisée sous le thème « L’éducation financière à l’ère de la digitalisation: un levier pour la promotion de l’épargne », cette rencontre a été marquée par la présentation d’un nouveau timbre. Cette nouvelle émission spéciale reproduit un visuel de pièces de monnaie avec l’inscription « Journée mondiale de l’Épargne », le tout travaillé sur fond vert, rappelant la durabilité et le développement durable. D’une valeur faciale de 9 dirhams, cette réalisation philatélique sera tirée à 100.000 exemplaires.

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