À LA UNE Communication financière

FAD: Déficit de 67,8 millions d’UC en 2021

Es: Malika Mojahid

 Le Fonds africain de développement (FAD), guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), a enregistré un déficit de 67,87 millions d’Unités de Compte « UC » (1 UC= 1,37 dollar) en 2021, soit une hausse de 36,86% par rapport à 2020, selon le rapport annuel de la Banque au titre de 2021.

Ce déficit plus élevé s’explique, essentiellement, par des pertes de juste valeur sur les produits dérivés connexes, utilisés pour les encaissements accélérés et qui ont annulé les gains générés en 2020, indique la BAD dans son rapport publié en marge de ses Assemblées annuelles qui se tiennent du 23 au 27 mai à Accra, au Ghana.

Le déficit enregistré par le Fonds au cours des dernières années est principalement lié à des changements structurels, précise la Banque, notant qu’il s’agit, notamment, de l’annulation des prêts de certains bénéficiaires au titre de l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM), de l’augmentation de la proportion de dons dans les allocations pays en raison de la détérioration observée dans l’analyse de soutenabilité de la dette de certains pays et de l’impact des taux d’intérêt faibles sur les souscriptions encaissées en avance.

Ces changements structurels affectent le revenu déclaré du Fonds. Cependant, souligne la BAD, ils n’ont pas d’incidence sur la capacité d’engagement, qui a augmenté de 3,5 %, passant de 2,89 milliards d’UC en 2020 à 2,99 milliards d’UC en 2021, ni sur la viabilité financière du Fonds.

Cela s’explique, d’après la même source, par le fait que le Fonds doit finalement être compensé au moyen de souscriptions supplémentaires des donateurs sur la durée des prêts annulés.

Par ailleurs, le rapport relève que le revenu du Fonds en 2021 a enregistré une baisse de 8,27% à 189,65 millions d’UC, due principalement aux pertes de juste valeur sur les transactions sur le portefeuille de placements de trésorerie et sur les produits dérivés.

Depuis sa création, le FAD a investi 45 milliards de dollars sur l’ensemble du continent, en contribuant à la mise en œuvre d’environ 2.800 projets dans 40 pays africains dans divers secteurs, notamment les infrastructures, le genre, le changement climatique, la gouvernance, le développement du secteur privé et la résilience.

Le Fonds fournit aux pays africains à faible revenu, y compris ceux en situation de fragilité, des financements catalytiques sous forme de prêts concessionnels, de dons et de garanties.

Placées sous le thème « Favoriser la résilience climatique et une transition énergétique juste pour l’Afrique », les Assemblées annuelles de la BAD visent à discuter des moyens d’aider les pays africains à s’adapter aux changements climatiques, à travers notamment la mobilisation de ressources nécessaires.

Voir aussi:

Cours de change du dirham au 1er février

Salma EL BADAOUI

Interview avec M. El Amrani, Senior Music Manager

Youness AKRIM

CGEM/IMANOR: Convention pour promouvoir le Label « Tahceine »

Sara Ouzian