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Le PLF-2020 prévoit une hausse des recettes ordinaires

Casablanca – Le projet de loi de finances (PLF) 2020 table sur des recettes ordinaires nettes de près de 264,5 milliards de dirhams (MMDH), en hausse de 7,1% par rapport aux prévisions de 2019, et ce compte tenu de recettes générées par des mécanismes « innovants » en matière de financement des investissements publics, selon le Rapport économique et financier accompagnant le PLF 2020.

Ces recettes tiennent aussi compte de la part de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) versée aux collectivités locales et des recettes des comptes spéciaux du trésor, relève le rapport, précisant que les recettes fiscales devraient, quant à elles, progresser de 3,3% au titre du PLF 2020 à 227,2 MMDH, soit 18,8% du PIB (même niveau de pression qu’en 2019).

L’évolution des recettes fiscales serait tributaire de l’accroissement des recettes des impôts directs, des impôts indirects et des droits de douane, atténué toutefois par la baisse de celles d’enregistrement et de timbre, explique la même source.

Les choix arrêtés par le Maroc en matière de politique budgétaire « replacent les finances publiques, à moyen terme, sur une trajectoire favorable bénéficiant des efforts déployés dans le sens d’une maîtrise des dépenses et d’une mobilisation plus accrue des recettes », lit-on dans le rapport.

Par ailleurs, le PLF 2020 a fixé le montant global des dépenses (y compris SEGMA et Comptes spéciaux du Trésor) à près de 306,8 MMDH, en hausse de 7,5%, comparativement aux prévisions de l’année 2019.

Ces dépenses seraient ainsi ramenées à 25,3% du PIB, soit à un niveau supérieur à celui de l’exercice précédent de 0,9 point du PIB, estime le rapport, précisant que les dépenses ordinaires sont évaluées à près de 242,4 MMDH en 2020 (+3,7%) représentant ainsi 20% du PIB, soit le niveau équivalent à celui enregistré en 2019.

S’agissant des dépenses de biens et services, elles atteindraient près de 198,8 MMDH, en hausse de 6,5% par rapport à la loi de finances de 2019, indique le rapport, notant que le niveau des dépenses du personnel en pourcentage des dépenses de biens et services atteindrait 60,1% et l’équivalent de 9,9% du PIB, en accroissement de 0,3 point du PIB.

La charge des intérêts de la dette est estimée à 29 MMDH, soit une hausse de 1,2% par rapport aux prévisions de la loi de finances 2019 pour représenter 2,4% du PIB en 2020, souligne la même source, expliquant cette hausse par la baisse de la charge des intérêts de la dette intérieure de 1,8%, conjuguée à la hausse des intérêts de la dette extérieure de 19,4%.

Pour sa part, la charge de compensation s’élèverait à 14,6 MMDH en 2020, en allègement de près de 3,7 MMDH par rapport à l’exercice 2019. En termes de PIB, elle atteindrait 1,2%, en baisse de 0,4 point du PIB.

En matière d’investissement public, le PLF 2020 traduit « la volonté des pouvoirs publics de poursuivre les efforts de soutien de l’activité économique en dépit des contraintes qui pèsent sur le budget », souligne le rapport.

Evalué à près de 70,4 MMDH, le budget d’investissement serait en hausse de 22,1% par rapport aux prévisions de la loi de finances 2019 compte tenu des mécanismes de financement innovant.

Ainsi, le déficit budgétaire résultant des évolutions prévisibles des recettes et des dépenses pour 2020 serait de près de 42,3 MMDH, soit 3,5% du PIB, niveau qui devrait être stabilisé autour de 3% à moyen terme, estime la même source.

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