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La réinvention des entreprises marocaines au centre d’un débat

Casablanca – Des pistes et des solutions pour réinventer le modèle économique des entreprises marocaines et booster leur compétitivité dans un environnement si fluctuant ont été décortiquées, jeudi, lors d’une e-conférence organisée par l’Association des lauréats de l’ISCAE (ALISCA).

Lors de cette rencontre labellisée par la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD), les Alumnis de l’ISCAE ont débattu de nombreux sujets allant du financement bancaire aux stratégies d’internationalisation, en passant par le système fiscal et l’écosystème entrepreneurial.

S’exprimant à cette occasion, Abdou Diop, managing partner du cabinet Mazars Maroc, a indiqué que la crise sanitaire actuelle est une opportunité pour accélérer la digitalisation au sein des entreprises et de s’atteler à la simplification des procédures administratives souvent lentes et compliquées.

M. Diop a proposé également d’améliorer la lisibilité des textes fiscaux au Maroc et de s’atteler à la problématique des délais de paiement qui asphyxie la trésorerie des entreprises en mettant en place une charte dédiée.

Quant à l’internationalisation des entreprises, il a jugé nécessaire de mettre en place un organisme chargé de la gestion de la marque Maroc et d’élaborer une stratégie axée sur le développement des échanges avec le continent africain.

Il est également question, selon lui, de créer un fonds d’investissement en charge d’accompagner l’ouverture des entreprises sur l’international, d’approfondir la réflexion sur la connexion maritime avec les principaux marchés d’export et d’accompagner les exportateurs à travers une politique d’agrégation pour faciliter la conquête de nouveaux marchés.

Pour sa part, Omar Benaicha de Certi-Trust, a relevé que la faiblesse de la recherche et développement « R&D » est un véritable frein au développement du tissu économique, déplorant les budgets maigres consacrés au R&D ainsi que le manque des instruments efficaces de financement de l’innovation. « On est encore loin des leviers de financement qui permettent réellement aux entreprises de s’engager dans des démarches Innovation », a-t-il dit.

Il a évoqué le besoin d’un cycle de financement bancaire innovant, à l’instar d’une banque d’investissement qui épaule les startups par le biais d’une prise de participation dans les capitaux des startups prometteuses, appelant dans ce sens à créer des incubateurs de grande taille pour accompagner les idées porteuses.

En matière de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), il a plaidé pour une fiscalité adaptée qui prévoit des crédits d’impôt en faveur des entreprises qui s’engagent dans des actions de protection de l’environnement, comme la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Il a souligné en outre la nécessité de mettre en place des écosystème où les grandes entreprises ayant réussi leur internationalisation donnent un coup de pouce aux entreprises de moindre taille pour accéder aux nouveaux marchés.

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