À LA UNE

Le déficit budgétaire à 62,8 MMDH à fin 2023 (ministère)

La Situation des charges et ressources du Trésor (SCRT) à fin décembre 2023 fait ressortir un déficit budgétaire de 62,8 milliards de dirhams (MMDH), soit 4,4% du Produit intérieur brut (PIB), selon le ministère de l’Économie et des Finances.

Ce niveau est légèrement inférieur à l’objectif de la Loi de Finances (LF) 2023 (4,5% du PIB) et en amélioration de 1 point de PIB comparativement aux réalisations de l’année 2022 (5,4% du PIB), précise le ministère qui vient de publier la SCRT de décembre 2023.

Cette maîtrise du déficit a été assurée grâce au bon comportement des recettes, tant fiscales que non fiscales, qui a permis d’accélérer l’effort d’investissement dans certains projets structurants, notamment dans le cadre du Programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation, de couvrir les dépenses exceptionnelles relatives aux mesures prises par l’État pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages et l’activité économique et prendre en charge les sinistrés du séisme d’Al-Haouz, explique la même source.

Dans le détail, les recettes ordinaires ont enregistré, sur une base nette des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, un taux de réalisation de 103,7% et une hausse de 22,2 MMDH ou 7,4% comparativement à l’année 2022.

Les dépenses ont affiché, quant à eux, un taux d’exécution de 105,6% et une augmentation de 22 MMDH par rapport à 2022. Ce dépassement par rapport aux prévisions de la LF a été couvert grâce aux marges disponibles au niveau de la dynamique des recettes, notamment fiscales, qui ont permis une rallonge budgétaire d’un montant de 10 MMDH.

Ces évolutions des recettes et des dépenses ordinaires se sont traduites par un solde ordinaire positif de 30,9 MMDH, contre 13,8 MMDH en 2022.

En ce qui concerne les dépenses d’investissement, le ministère souligne que les émissions à ce titre ont affiché un taux de réalisation de 121,5%. Elles ont atteint 110,8 MMDH, soit une progression de 17 MMDH ou +18,1% par rapport à l’année 2022.

Ce rythme d’exécution soutenu s’explique, entre autres, par l’accélération de certains projets structurants, notamment dans le cadre du programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation, et par la poursuite des mesures décidées par le Gouvernement pour soutenir certaines entreprises publiques dont la situation financière a été affectée par les conséquences de la flambée des prix des produits énergétiques en 2022.

De même, les Comptes spéciaux du Trésor (CST) ont dégagé un solde excédentaire de 17 MMDH contre 8,4 MMDH en 2022. Les ressources des CST tiennent compte d’un montant de 19,6 MMDH au titre des recettes du Fonds spécial pour la gestion des effets du tremblement de terre et de 15,8 MMDH du Fonds d’appui à la protection sociale et à la cohésion sociale (contre 9,3 MMDH en 2022).

La SCRT est le document statistique qui présente les résultats de l’exécution des prévisions de la LF avec une comparaison par rapport aux réalisations de la même période de l’année précédente.

Voir aussi:

AMMC: Holmarcom et Atlantasanad déposent un projet d’OPA

Zin El Abidine TAIMOURI

L’édition 2022 du Grand Prix d’Afrique des courses de chevaux, le 21 mai à Marrakech

Bassma RAYADI

Afrique: le Maroc, porte d’entrée pour les entreprises sud-coréennes

Lhassan Essajide