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Une analyse de l’utilisation de la main d’œuvre féminine

Rabat – La Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Economie et des finances, a publié une étude portant sur « l’analyse genre de la contribution de l’utilisation de la main d’œuvre à l’amélioration du niveau de vie : Analyse rétrospective et prospective à la lumière des recommandations du Nouveau Modèle de Développement » (NMD).

Élaborée en partenariat avec ONU-Femmes et avec l’appui de l’Agence Française de Développement (AFD) et de l’Union Européenne (UE), cette analyse vise à appréhender les gains potentiels, en termes d’amélioration du niveau de vie, inhérents à la hausse de l’activité féminine ciblée par le NMD, soit un niveau situé à 45% à l’horizon 2035 contre 19,9% en 2020, indique un communiqué conjoint de la DEPF, ONU-Femmes, l’AFD et l’UE.

Pour ce faire, l’étude s’est appuyée sur un cadre d’analyse fondé sur la décomposition du PIB par habitant en deux effets, à savoir un effet productivité qui correspond à l’efficacité avec laquelle les facteurs de production sont conjointement mobilisés dans le processus de production et un effet utilisation de la main d’œuvre (UMO), qui renseigne sur l’intensité avec laquelle la main d’œuvre est mobilisée dans le processus de production.

Cette dernière composante du PIB par habitant a fait l’objet, dans le cadre de l’étude, d’une analyse approfondie sous le prisme genre et selon l’âge et ce, pour en cerner ses contributions à la création de la richesse à l’échelle nationale au titre de la période 2011-2019.

Une attention particulière a été attribuée aux manifestations des effets de la crise de la Covid-19 déclenchée en 2020, à travers l’étude du comportement de l’utilisation de la main d’œuvre féminine durant cette année, fait observer la même source.

En outre, et sur la base de ladite décomposition, plusieurs simulations ont été effectuées, fondées sur 5 scénarios, afin d’approcher les gains économiques potentiels que pourrait induire l’accroissement du taux d’activité des femmes selon la trajectoire préconisée par le NMD.

Il en ressort que la concrétisation des objectifs et des cibles fixées par le NMD en matière de promotion de l’égalité de genre et de l’accès renforcé des femmes aux opportunités économiques pourrait contribuer à un gain en termes de croissance du PIB par habitant allant jusqu’à +5% par an en moyenne entre 2022 et 2035.

Ce résultat reste tributaire de l’activation de plusieurs leviers d’actions recommandés par le Rapport sur le NMD au service de la promotion de l’autonomisation économique des femmes et du renforcement de leur capital humain, conclut le communiqué.

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