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Fiscalité: L’initiation d’une action structurante demeure « difficile »

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Casablanca – L’initiation d’une action structurante en matière fiscale demeure « difficile » dans un contexte budgétaire « serré » et une « marge considérablement réduite », a estimé Mehdi El Fakir, économiste spécialisé dans l’évaluation des politiques publiques.

Sur le plan politique, le Maroc est en fin de mandat électoral et donc les mesures fiscales proposées risquent de ne pas avoir l’adhésion nécessaire dans un contexte susceptible, a indiqué M. El Fakir dans une déclaration à la MAP, en réaction à la note de présentation du projet de loi de Finances 2021 (PLF2021).

« L’orientation derrière les mesures entreprises dans ce cadre consiste à augmenter la pression fiscale budgétaire sur certaines niches et certains sujets fiscaux. Néanmoins, on ne peut parler d’une réforme fiscale performante et efficace sans élargissement de l’assiette et pour ce faire, il est primordial d’avoir les conditions techniques nécessaires », a-t-il expliqué.

En ce qui concerne les dispositions relatives à la contribution pour l’appui à la cohésion sociale, elles permettront dans un premier temps, d’alimenter la caisse de l’Etat dans un contexte « serré », a-t-il relevé, estimant que la mesure relative à la taxe de solidarité constitue une disposition « mal expliquée » et « mal perçue », n’ayant pas fait l’objet d’une communication en bonne et due forme. Les concitoyens marocains ont tendance à croire que c’est « une mesure qui touche automatiquement leurs poches » alors que c’est une mesure appliquée à tous les contribuables sans exception, en l’occurrence les salariés, les professions libérales, les commerçants ainsi que toutes les personnes éligibles à l’IR », a-t-il précisé.

Cet impôt, qui permettra au gouvernement de collecter 5 milliards de dirhams, à travers le prélèvement de 1,5% du revenu mensuel net pour les salariés qui perçoivent 10.000 dirhams net par mois et plus, ne concerne pas les PME et TPME, d’où la portée sociale et sociétale de cette mesure, relève M. El Fakir, ajoutant que l’effort de contribution à la cohésion sociale, au delà de son caractère noble, demeure nécessaire pour une année, dans la mesure où c’est une disposition applicable dans le temps et qui est à même de rééquilibrer le budget de l’Etat.

Dans le cas échéant, le risque serait de s’orienter vers l’endettement à l’extérieur et donc avoir recours à un service de la dette « assez lourd », qui nécessitera par la suite la mise en place de moult réformes fiscales, notamment l’instauration de nouveaux impôts ou l’augmentation des impôts actuels de façon indéterminée, a-t-il soutenu.

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