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Casablanca – Le produit intérieur brut (PIB) des pays africains, comme le Maroc et la Tunisie qui ont appliqué un confinement strict pour une durée significative, ne retrouverait son niveau de l’année dernière qu’à partir de 2022, selon un rapport Attijari Global Research.

« La facture économique du confinement est significative. Les pays qui ont opté pour un confinement strict pour une durée significative (ex. Maroc et Tunisie) enregistreraient une récession équivalente à 2 années de croissance », soulignent les analystes dans ce rapport qui traite de l’état des lieux et perspectives des économies africaines.

Ce document fait également état de deux profils disparates en matière de capacité de reprise économique. Il s’agit d’un côté, des pays comme l’Égypte, le Sénégal, ou le Cameroun qui comptent sur de nouvelles capacités de production de ressources naturelles pour engager des investissements de pré-production et assurer un rebond de croissance.

De l’autre côté, la reprise du restant des pays constituant le benchmark dudit rapport, à savoir le Maroc, la Tunisie et la Côte d’Ivoire, demeure tributaire du rétablissement de leurs partenaires commerciaux et de l’impact des aléas climatiques sur la composante agricole.

Les analystes insistent, en outre, sur l’importance de la diversification des partenaires économiques qui s’avère aussi critique que celle de la production.

« En effet, l’exposition de plusieurs pays d’Afrique du Nord et Subsaharienne, dores et déjà considérés diversifiés en matière de production, à un pool de pays européens très touchés par la pandémie à l’instar de la France, de l’Italie, ou de l’Espagne s’avère très coûteuse en matière de croissance économique », expliquent-ils.

Et de poursuivre que l’assiduité budgétaire est d’un grand appui en temps de choc. « Certes privés de quelques points de croissance, les pays (ex. Maroc, Égypte, Côte d’Ivoire) qui ont démontré une assiduité en matière de dépenses publiques, ont fait appel à plusieurs occasions, à des financements étrangers à des coûts compétitifs. D’autres (ex. Sénégal), bien que faisant preuve d’une croissance soutenue, se retrouvent en difficulté aspirant à une suspension du remboursement de leurs dettes en 2020 ».

Au volet du tourisme, ce rapport préconise le développement d’une offre permanente de tourisme interne qui constitue un nouvel impératif pour la viabilité de ce secteur.

Présentant certes un caractère structurant pour une économie, le secteur touristique externe quel que soit son profil (tourisme de masse en Tunisie, culturel en Egypte, de niche au Maroc) est occasionnellement mis à mal par des événements exogènes tels que le terrorisme ou les crises sanitaires.

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