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Généralisation de la protection sociale: l’une des plus grandes réformes

Le projet de la généralisation de la protection sociale, lancé par SM le Roi Mohammed VI, ouvre le chantier de la plus grande réforme sociale dans l’histoire du Maroc, a indiqué Abdelmounim Belalia, professeur de management stratégique au groupe de l’Institut supérieur de commerce et d’administration des entreprises (ISCAE).

Ce projet vient consolider les initiatives précédentes dans ce domaine et intervient dans un contexte de réformes structurelles visant l’inclusion sociale par l’amélioration des conditions de vie de la population et la réduction des vulnérabilités économiques et sociales, a relevé M.Belalia dans une déclaration à la MAP.

Par ailleurs, l’ancien directeur de l’Ecole nationale de Santé Publique (ENSP) a noté qu’il est indispensable de mener en parallèle une réforme profonde du système national de santé afin qu’il soit capable d’offrir des prestations de santé de qualité aux futurs assurés, relevant que les ressources humaines et le financement de la santé ont été considérés depuis plusieurs années comme la pierre d’achoppement de toute réforme du système de santé.

A ce titre, a-t-il soutenu, la présentation des orientations de ce chantier comporte l’option d’ouverture aux investissements et aux compétences étrangères, ajoutant que le développement du secteur de la santé dans le monde montre l’importance de thérapies nouvelles qui facilitent la guérison et sauvent plus de vies.

« Ces thérapies nécessitent des expertises pointues et des qualifications importantes des ressources humaines. Les compétences étrangères peuvent apporter une valeur ajoutée dans le cadre d’une logique de partage des expertises avec les compétences marocaines, ce qui permettra une mise à niveau de tout le système national de santé », a souligné le professeur.

Il a, en outre, indiqué, que la crise du covid-19 a montré aussi que la santé publique revêt aujourd’hui un caractère global et mondial. « Les problèmes de santé doivent être traités en capitalisant les connaissances et expertises disponibles à l’échelle mondiale. Voilà pourquoi cette ouverture vers les compétences étrangères s’avère indispensable et salutaire en même temps », a fait valoir M. Belalia.

Ainsi, selon lui, le développement d’un système de santé performant repose sur un financement solide et pérenne, notant qu’il faut rechercher des moyens de financement supplémentaires en impliquant le secteur privé et les financements étrangers.

Ces financements ouvrent la voie à des investissements importants dans le domaine de la santé et permettent d’acquérir des compétences dont notre pays ne dispose pas encore, a expliqué M. Belalia.

Pour lui, réussir cette intégration des compétences et investissements étrangers doit reposer sur la mise en place d’un cadre juridique adéquat qui met le patient au centre des préoccupations de toutes les parties prenantes.

Cette intégration va être, en effet, « l’occasion de parachever le chantier des partenariats public-privé ouvert depuis des années au ministère de la santé « , a conclu M. Belalia.

SM le Roi Mohammed VI a présidé, mercredi dernier, la cérémonie de lancement de la mise en œuvre du projet de généralisation de la protection sociale et de signature des premières conventions y afférentes.

Ce chantier bénéficiera dans un premier temps aux agriculteurs, artisans et professionnels de l’artisanat, aux commerçants, professionnels et prestataires indépendants soumis au régime de contribution professionnelle unique (CPU), au régime de l’auto-entrepreneur ou au régime de la comptabilité.

Il devra s’étendre, dans un second temps, à d’autres catégories dans la perspective de la généralisation effective de la protection sociale à tous les citoyens.

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