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La formation, un pilier du partenariat BAD-Cour des comptes

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Casablanca – La Banque africaine de développement (BAD) a soutenu, pour près d’un million d’euros, le Centre de formation des juridictions financières de la Cour des comptes du Maroc dans ses efforts visant à davantage perfectionner les compétences des magistrats nationaux et à favoriser le partage de l’expérience marocaine sur le continent africain.

« En 2011, à l’issue d’une réforme constitutionnelle, la Cour des comptes a été investie de nouvelles missions. La nécessité de perfectionner les compétences de ses magistrats a entraîné une redéfinition de l’offre de formation. Pour y répondre, la BAD a soutenu, pour près d’un million d’euros, l’action du Centre de formation des juridictions financières », indique la Banque dans un article publié sur son site web.

Cet appui a, en effet, comme objectifs d’élaborer un schéma directeur de formation, de renforcer les capacités des magistrats marocains et étrangers, ainsi que d’équiper, en matériel pédagogique et technique, l’établissement de formation, précise la même source.

« Les cycles de formation ont apporté une réelle valeur ajoutée » grâce à ce financement de la Banque, constate le Premier président de la Cour des comptes, Driss Jettou, cité par l’article.

« Ils ont constitué des moments d’échange et une opportunité de nouer des relations. La Cour des comptes du Maroc sera toujours ravie de partager son expérience avec les pays africains », se félicite M.Jettou.

De son côté, le secrétaire général de la Cour des comptes, Mohamed Diyer, a relevé  » qu’avec l’appui de la BAD, nous avons pu accélérer la dynamique de renforcement des capacités et réaliser nos objectifs grâce à un partenariat de qualité que nous souhaitons voir se poursuivre ».

« Notre courbe d’expérience est ascendante. Ayant maîtrisé les métiers traditionnels du contrôle juridictionnel et de la conformité, nous sommes montés en puissance en matière d’audit de performance et d’évaluation des politiques publiques », a, par ailleurs, indiqué le Président de la chambre chargée de la santé, Rachid Ismaili Alaoui, qui a contribué à mettre en place le chantier de la formation.

« Une expérience dont nous faisons bénéficier les juridictions africaines, chacune différente par son environnement, ses pratiques et son modèle », a, pour sa part, précisé Noredine Rabhi, conseiller maître et directeur du centre de formation des juridictions financières.

Interrogée par la MAP à ce sujet, la représentante résidente de la BAD pour le Maroc, Leila Farah Mokaddem, a souligné « le rôle éminemment stratégique de la Cour qui juge les comptes et s’assure du bon emploi des ressources publiques ».

« L’excellence de nos relations avec la Cour des comptes du Maroc est un véritable actif. Il nous a permis de contribuer à davantage renforcer l’exigence d’une gouvernance publique au service des citoyens », s’est-elle félicitée.

Premier du genre, ce partenariat a également favorisé le partage d’expérience entre plus d’une vingtaine de pays sur le continent, a ajouté Mme Mokaddem.

En effet, outre la formation initiale des magistrats marocains, cinq cycles spécialisés en contrôle juridictionnel, audit de performance et discipline budgétaire ont aussi profité, dans le cadre de la formation continue, à environ 130 participants, issus de vingt-deux pays africains.

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