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L’Afrique du Sud appelée à investir dans l’hydrogène vert pour décarboniser son économie

Le Cap (Afrique du Sud) – L’Afrique du Sud se doit de développer et d’investir massivement dans l’hydrogène vert pour éloigner son économie de la dépendance au charbon, qui représente actuellement plus de 80 pour cent de son électricité, ont indiqué mardi des participants au Sommet sur l’hydrogène vert en Afrique qui se tient dans la ville sud-africaine du Cap (1500 km de Pretoria).

L’Afrique du Sud a pour objectif d’attirer jusqu’à 250 milliards de dollars (4,3 billions de rands) dans son industrie naissante de l’hydrogène vert d’ici 2050 pour tirer parti des abondantes sources d’énergie solaire et éolienne, ont souligné des intervenants.

Selon le plan mis en place par le gouvernement, l’Afrique du Sud pourrait exporter jusqu’à huit millions de tonnes de carburant à combustion propre et de ses dérivés d’ici 2050 et satisfaire une demande locale comprise entre deux et cinq millions de tonnes.

Selon Masopha Moshoeshoe, spécialiste de l’économie verte au bureau des investissements et des infrastructures à la Présidence sud-africaine, l’industrie pourrait créer 1,4 million d’emplois et générer jusqu’à 30 milliards de dollars (516 milliards de rands) de revenus annuels cette année.

Il a, toutefois, souligné que les chiffres nécessaires pour faire de la stratégie un succès sont décourageants, précisant qu’entre 140 000 MW et 300 000 MW de capacité de production d’énergie renouvelable seraient nécessaires pour approvisionner l’industrie, alors que la capacité totale actuelle des installations électriques de l’Afrique du Sud est d’un peu plus de 40 000 MW.

D’ici 2030, entre 6 000 et 10 000 MW de centrales dédiées aux énergies renouvelables devraient être construites pour alimenter 3 000 à 5 000 MW de capacité d’électrolyseur, a-t-il dit, notant que les électrolyseurs utilisent l’électricité pour produire de l’hydrogène à partir de l’eau.

L’adoption de la stratégie intervient à un moment où plusieurs pays du monde envisagent de plus en plus d’utiliser l’hydrogène comme source potentielle d’énergie propre.

C’est dans ce cadre que la Corporation publique sud-africaine d’investissements (PIC) a adopté une stratégie d’investissement dans l’hydrogène, à travers la fourniture de capitaux de démarrage pour le développement de la chaîne de valeur de cette industrie.

Selon Sekgoela Sekgoela, spécialiste des relations avec les investisseurs au PIC, la stratégie ambitionne de tirer parti de plus de 200 projets d’hydrogène qui ont été annoncés dans le monde et de plus de 250 milliards de dollars (environ 4,3 billions de rands) nécessaires au développement d’une économie de l’hydrogène en Afrique du Sud.

«Le gouvernement sud-africain, à travers sa feuille de route sur l’hydrogène, a identifié l’hydrogène comme un axe principal d’investissement», a-t-il dit, notant que l’Afrique du Sud possède un important potentiel d’énergie renouvelable, compte tenu de ses niveaux élevés de rayonnement solaire, ainsi que d’une vaste zone côtière pour le déploiement de l’éolien.

D’autres intervenants ont fait savoir que le continent dispose d’un énorme potentiel d’hydrogène vert pour augmenter la production d’énergie renouvelable et même exporter l’énergie excédentaire produite.

L’Afrique abrite les plus grandes ressources mondiales de métaux du groupe de platine, qui bénéficient de manière significative de la demande accrue qui pourrait découler d’un secteur de l’hydrogène bien développé, ont-ils souligné.

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