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Biopharma s’associent à la SOREC et COPAG

La Société de productions biologiques et pharmaceutiques (Biopharma) a conclu, vendredi à Meknès, deux conventions de partenariat avec la Société Royale d’Encouragement du Cheval (SOREC) et la Coopérative Agricole Marocaine (COPAG), en marge de la 15ème édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM).

La première convention, paraphée par le président de Biopharma, Farid Amraoui, et le directeur de la SOREC, Omar Skalli, vise à relier les efforts de ce laboratoire national spécialisé dans la lutte contre les maladies animales infectieuses contagieuses, assurant la gestion des grandes épidémies animales, et la SOREC qui est chargée de la promotion et du développement de la filière équine au Maroc.

Cet accord, qui s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement de la filière équine et du contrôle sanitaire des reproducteurs lors de la saison de monte a pour objectif également de permettre aux reproducteurs de la SOREC et des reproducteurs privés d’effectuer les analyses de détection des agents de la métrite contagieuse équine et de l’artérite virale équine.

La deuxième convention, signée par M. Amraoui et le président de la COPAG, M’hamed El-Oultiti, a pour objet d’établir un cadre de coopération et de partenariat entre les deux structures visant l’accompagnement et l’encadrement technique et scientifique relatifs à la santé animale en faveur de la COPAG, et la mise en place de programmes prophylactiques contre les principales dominantes pathologiques dans le but d’améliorer la production et la productivité de ses élevages.

L’accord permettra également de répondre avec célérité, efficacité et efficience à tous les besoins de la COPAG pour la réalisation de ses programmes de lutte contre les maladies animales et sera mise en œuvre à travers plusieurs axes de collaboration.

Ainsi, le premier axe consiste en l’accompagnement de la COPAG dans l’élaboration des stratégies et programmes de prévention, contrôle et d’éradication des maladies animales contagieuses et à incidence économique, alors que le deuxième concerne le développement d’une veille bio-technologique, technique et réglementaire en matière d’analyses, de recherche et de développement pour faire face aux problèmes sanitaires sévissant dans les élevages de la COPAG.

Le troisième axe de cette collaboration porte sur le développement des vaccins nécessaires en synergie avec les informations et données pertinentes communiquées par la COPAG.

La convention se focalise aussi sur l’investissement dans la recherche et le développement en mobilisant tous les moyens humains (savoir-faire, expertise technique), matériels (infrastructures industrielle et technologique) et biologiques (banque de cellules, de souches, de semences et de sérums de référence).

S’exprimant à cette occasion, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Mohamed Sadiki, a souligné que ces deux conventions marquent l’ensemble de l’écosystème équin et les professions animales ainsi que le paysage institutionnel, notant que le diagnostic des maladies animales est un élément important du développement de plusieurs filières.

“Le cheval matérialise l’histoire et la culture de notre pays, et cette filière ne peut pas se développer sans un suivi en termes de diagnostic de maladies, de recherche scientifique et d’innovation et d’accompagnement des éleveurs”, a indiqué le ministre.

M. Sadiki s’est, par ailleurs, félicité du rôle de la Biopharma, de la SOREC et de la COPAG en termes d’appui technique et scientifique à la réalisation des programmes de préservation du patrimoine animal.

Il a, en outre, relevé que la souveraineté alimentaire dépend aussi de la maîtrise des techniques technologiques et biotechnologiques et de l’innovation, appelant à davantage d’appui aux entreprises qui déploient des efforts considérables pour réussir en ces périodes de crises.

Pour sa part, M. Amraoui a mis en exergue la grande importance de la filière équine et la nécessité du renforcement des formations, des techniques de diagnostic et de la recherche scientifique relative aux pathologies locales.

Il a, dans ce sens, mis en avant l’avancée de la biotechnologie grâce à l’innovation de plusieurs entreprises au Maroc, appelant à davantage de coopérations dans cette sphère qui a considérablement contribué à l’amélioration des méthodes d’obtention de certains vaccins, et les niveaux de protection des maladies.

M. Amraoui a aussi réitéré l’engagement de Biopharma en termes de mise en œuvre des stratégies de la “Génération Green 2020-2030”, notant que la convention signée appelle à la fois la souveraineté alimentaire et sanitaire.

De son côté, M. Skalli a relevé que les collaborations en matière de recherche biotechnologique permettent d’améliorer la productivité de l’élevage et la santé animale grâce notamment à l’avènement de nouveaux systèmes de diagnostic.

Et d’ajouter que la SOREC œuvre actuellement pour le développement des services de proximité afin d’accompagner les professionnels et mettre à niveau la productivité des filières animales tout en répondant aux exigences sanitaires.

Mettant en avant l’importance d’anticiper les problèmes de santé animale et de l’élaboration des programmes de lutte contre les maladies animales contagieuses, M. El-Oultiti a souligné, quant à lui, que la question de développement des vaccins est très importante pour la préservation du patrimoine animal.

Il a également appelé à l’adhésion sérieuse aux objectifs de souveraineté sanitaire et alimentaire et à l’action collective pour la protection du patrimoine animale.

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