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Marchica Med s’affirme comme « modèle social et économique »

Propos recueillis par Karim AOUIFIA

A la faveur de son expertise avérée en matière de développement territorial et de dépollution, la Société Marchica Med s’est affirmée en tant que “modèle social et économique” qui inspire nombre de pays, notamment africains, a affirmé, mardi à Rabat, le Président Directeur général de la Société, M. Saïd Zarrou.

“En 2018, l’Organisation des Nations Unies nous a appelé pour présenter le modèle Marchica à Nairobi où 170 pays étaient à l’écoute du travail que nous avons accompli”, a expliqué M. Zarrou dans un entretien à M24, la chaîne d’information en continu de l’Agence marocaine de presse (MAP).

Il a relevé que le slogan “transformer la nuisance en plaisance” adopté par la Marchica Med a attiré l’attention et l’intérêt de ces pays, notant que grâce au leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et Sa vision avant-gardiste, le Maroc compte désormais une “grande longueur d’avance” sur beaucoup de pays dans le domaine du développement territorial et en matière de dépollution.

Cette expertise s’est forgée au fil des expériences et des grands projets réalisés notamment en matière de mobilité (Tramway), d’environnement, de réhabilitation des sites historiques et des quartiers non-équipés et d’infrastructures (Pont Hassan II, tunnel des Oudayas, et toute l’infrastructure qui a été construite sur les dizaines d’années à Marchica), a précisé M. Zarrou.

Il a fait observer que grâce aux Hautes Instructions Royales, le modèle et l’expertise marocains sur tous les volets d’infrastructures “nous a ramené à Abidjan” dans le cadre du grand projet de valorisation de la Baie de Cocody.

Le PDG de Marchica Med a rappelé, dans ce contexte, le Discours de SM le Roi Mohammed VI dans la capitale ivoirienne en février 2014, qui a constitué “la feuille de route sur la base de laquelle nous avons travaillé à Abidjan”, ajoutant que les travaux de ce projet d’envergure ont été ainsi lancés et sont en cours de réalisation.

M. Zarrou a, par ailleurs, fait remarquer que Marchica Med ne dispose pas seulement de l’expertise technique, mais également financière.

“Nous avons pu faire la levée de fonds nécessaires pour la réalisation de ce chantier pour nos frères ivoiriens et, grâce toujours à Sa Majesté le Roi, nous avons pu convaincre les bailleurs de Fonds arabes de financer ce projet, comme on a pu lever 450 millions de dollars”, a dit M. Zarrou, ajoutant que ces fonds “sont déjà levés presque totalement et ne reste que près de 30 millions de dollars proposés par un fonds et qui seront attribués incessamment”.

Évoquant une coopération similaire avec Madagascar, qui consiste en la réhabilitation du Canal des Pangalanes, M. Zarrou a souligné qu’à la faveur de la visite Royale dans ce pays en novembre 2016, une “avancée majeure” a été réalisée, en l’occurrence la signature d’une convention importante lors d’une cérémonie présidée par SM le Roi et l’ancien président malgache, Hery Rajaonarimampianina.

L’objectif de cette coopération est de rétablir la navigabilité de ce canal qui était une “artère économique importante” du pays, a-t-il encore relevé, notant qu’en quatre mois, des études sur la manière dont ce canal de 700 km va servir la partie Est de Madagascar et son développement économique ont été réalisés.

“Ces études ont été présentées au nouveau président malgache (Andry Rajoelina) il y a deux ans à Paris, après il y a eu le Covid”, a-t-il enchaîné. “On attend après la pandémie pour revenir à Madagascar et voir comment faire avancer ce grand projet”, a-t-il dit.

S’agissant des perspectives de coopération avec d’autres pays africains dans des projets similaires, M. Zarrou a fait savoir que suite à son intervention aux Nations Unies à Nairobi, Marchica Med a été sollicitée par plusieurs autres Etats, notamment le Kenya.

“Depuis presque deux ans, le Kenya nous a demandé d’aller visiter Lamu, Mombasa et la côte Est kényane (…). On n’est pas allé les voir tant que nous n’avons pas encore créé Marchica Med Africa, avant que nous soyons déjà structurés”, a expliqué le responsable, relevant que dans ce contexte, la Directrice exécutive d’ONU-Habitat, Maimunah Mohd Sharif, a visité le Maroc où des explications lui ont été présentées sur le modèle de développement Bouregreg et celui de Marchica. Ce dernier a retenu son attention et elle a souhaité signer une convention de partenariat entre ONU-Habitat et Marchica Med, a-t-il poursuivi.

“Nous avons répondu favorablement à une invitation à se rendre au Kenya. Nous sommes allés rencontrer trois de ses directeurs (ONU-Habitat) qui gèrent la partie environnementale et administration territoriale”, a relevé M. Zarrou, ajoutant que ces intervenants ont pensé, puisque ONU-habitat est basée à Nairobi, à un projet portant sur la côte Est kényane (Mombasa).

La rencontre avec ces directeurs, qui s’est tenue en présence de l’ambassadeur du Maroc au Kenya, El Mokhtar Ghambou, a été “très fructueuse” et a été sanctionnée par des résolutions relatives notamment à la création d’un comité de réflexion qui démarrera incessamment par une visioconférence avec ces équipes de l’Onu, a expliqué M. Zarrou.

Ces directeurs vont approcher les comtés de l’Est kényan pour que ce comité de pilotage soit tripartite (ONU, Marchica Med et Gouvernement kenyan), a-t-il souligné, précisant que ce travail va se faire dans les prochains jours, pour pouvoir signer au plus tard dans les six mois prochains un MoU qui va établir une feuille de route à propos de la méthode de travail sur les côtes kényanes.

M. Zarrou a également insisté que Marchica Med est une “société d’Etat et maître d’ouvrage à Nador”. “Nous sommes assistant à maîtrise d’ouvrage dans des pays africains. On peut aussi devenir maître d’ouvrage mais pas pour le moment”, a-t-il tenu à souligner.

Dans le même ordre d’idées, le PDG de Marchica Med a mis l’accent sur l’importance de la coopération Sud-Sud, précisant que “l’Afrique doit faire confiance à l’Afrique” comme l’a bien souligné le Souverain dans Son discours à Abidjan en 2014.

“C’est une phrase très forte qui guide le travail de nos équipes. On n’est pas des donneurs de leçons. On est avec nos frères des autres pays (…). On ne travaille qu’en étroite collaboration avec nos partenaires”, a-t-il souligné.

Il a, de même, relevé que cette approche est à même de baliser le chemin vers de grands partenariats avec d’autres pays, mettant en avant la percée réalisée dans les zones anglo-saxonnes comme le Kenya, une première, selon lui.

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